Le régime taliban interdit aux femmes d’accéder aux universités. Ma réaction à chaud.

C’est une nouvelle dramatique qui vient de nous arriver d’Afghanistan: les femmes sont bannies des universités.

Lire sur CNN: Taliban suspend university education for women in Afghanistan

Les talibans poursuivent leur guerre contre les femmes: après l’obligation de se dissimuler le visage et l’interdiction de se déplacer seules, c’est désormais l’accès à l’éducation et au savoir qui leur est refusé.

Ce soir, je ressens un mélange de colère et d’impuissance quand je pense à toutes ces femmes et ces filles qui se retrouvent prisonnières dans leur vie. Cantonnées à un rôle de ménagère (de servante?) dans leur famille, loin de tout libre-arbitre, de tout pouvoir de décision, de tous ces droits que nous avons obtenu dans la plupart des régions du monde.

Ça me rend d’autant plus triste que pour moi l’Afghanistan évoque Mille soleils splendides. Ce roman magnifique que j’ai dévoré en 2010 m’a ouvert les yeux. C’est lui qui m’a fait comprendre à quel point j’étais une privilégiée juste pour être née dans cette région du monde.

C’est ce pays et ce livre qui m’ont décidée à reprendre des études et de devenir une femme entrepreneure.

Les Aghanes, vous n’êtes pas seules. «L’avenir de notre monde ne peut être radieux que tant qu’il inclut nos filles. Investir dans leur éducation, c’est ce que nous pouvons faire de mieux pour chacun et chacune d’entre nous», comme le dit Michelle Obama.

On sort d’une Coupe du monde qui a fait couler beaucoup d’encre et déclenché des conversations passionnées sur les droits humains. Et si on gardait cette belle énergie pour essayer d’aider ces femmes?

📸 Rumi Consultancy/ World Bank